La Bola Negra, prix de la mise en scène à Cannes, est projeté samedi 29 août à 21h au Cineplanet. ©Le Pacte

Ciné Eté 2026 : 5 avant-premières exceptionnelles pour célébrer le 7e Art

Le 27 août 2026

par Julie Plantier

Les 28 et 29 août, le Festival Ciné Été s’installe au Cineplanet d’Alès pour offrir aux spectateurs des découvertes cinématographiques pleines d’émotions.

Créé il y a 13 ans par Alès Agglomération et orchestré par Itinérances, en partenariat avec le Cineplanet, Ciné Eté demeure un pilier de la rentrée culturelle cévenole, un moment de partage convivial et tourné vers la création contemporaine.

Dans la continuité des projections en plein-air qui ont animé les villages de l’agglomération entre le 24 et le 27 août, le Festival propose une sélection exclusive de cinq avant-premières, choisies avec soin, oscillant entre rire, engagement et poésie, à découvrir les vendredi 28 et samedi 29 août au Cineplanet.

L’occasion idéale de plonger dans des œuvres marquantes avant leur sortie nationale, à l’image du très attendu La Bola Negra, distingué par le Prix de la mise en scène (ex-aequo) lors du dernier Festival de Cannes.
Voici les 5 films qui seront à l’affiche.

Quelques mots d'amour, de Rudi Rosenberg - Une quête de tendresse universelle

À Sarcelles en 1995, Erika élève seule ses deux enfants. Sa fille Abigaëlle, persuadée que son père qu’elle n’a jamais connu l’aime en silence, se lance dans une quête obsessionnelle pour le retrouver.

Une comédie dramatique juste, tendre et lumineuse sur la pudeur des sentiments familiaux, portée par l’immense Hafsia Herzi et un casting de jeunes amateurs d’un naturel désarmant, et qui évite intelligemment les pièges du mélodrame larmoyant.

  • Vendredi 28 août, 18h

L'Espèce explosive, de Sarah Arnold - Un thriller rural halluciné entre polar et burlesque

Dans le Nord-Est de la France, une guerre fait rage entre agriculteurs et chasseurs à cause de sangliers dévastant les cultures. Suite à la disparition d’un céréalier, un gendarme explosif et une psy en crise mènent une enquête qui les dépasse.

Un premier long-métrage coup de poing qui réinvente les codes du film de genre français. Un polar écologique et politique à la tension permanente, teinté d’une bonne dose d’absurde et d’humour noir. Alexis Manenti brille par son intensité imprévisible, tandis qu’Ella Rumpf impressionne dans un rôle de psy naviguant constamment entre fragilité et ironie mordante.

  • Vendredi 28 août, 21h

Le Corset, de Louis Clichy - Une chronique rurale bouleversante et épurée

Dans une ferme de la Beauce, le jeune Christophe, 11 ans, est contraint de porter un corset pour « filer droit » alors qu’il ne cesse de tomber. Au cœur d’un quotidien difficile, il s’émancipe grâce à la musique et à son amitié avec Clara.

Tout en abordant de front la dureté de la vie paysanne et le handicap chez l’enfant, l’œuvre insuffle une immense dose d’espoir. Un grand film d’animation français magnifié par l’écriture et le rythme d’un casting vocal d’exception. La complicité et la verve d’Alexandre Astier alliées à la chaleur humaine de Jean-Pascal Zadi apportent une tendresse infinie et une touche d’ironie bienvenue à ce récit initiatique.

  • Samedi 29 août, 14h

Garance, de Jeanne Herry - Un portrait foudroyant, humain et réparateur

Ce long-métrage dresse le portrait poignant, nuancé et profondément humain de Garance, jeune actrice trentenaire aux prises avec ses démons et la dépendance à l’alcool. Huit ans d’un parcours fait de fêtes, de déménagements, de joies et de destructions… mais aussi une révolution intime, amicale et sexuelle.

Jeanne Herry déploie son cinéma réparateur sans jamais juger, ouvrant pas à pas la possibilité fragile d’une reconstruction. Adèle Exarchopoulos met toute son authenticité, sa spontanéité et son bagout au service d’un personnage qu’elle sait rendre profondément attachant.

  • Samedi 29 août, 18h

La Bola Negra, de Javier Calvo et Javier Ambrossi - Le choc esthétique et queer de la rentrée

Traversant trois époques de l’Histoire espagnole (1932, 1937, 2017), cette fresque sensorielle relie trois hommes par un fil invisible de désir et de douleur.

Les réalisateurs, surnommés « Los Javis », icônes de la culture queer européenne, imaginent la suite d’une pièce inachevée de Federico García Lorca pour signer un mélodrame flamboyant et un hommage vibrant destiné à réparer l’effacement des destins brisés par le fascisme. Porté par une ambition visuelle folle, prix de la mise en scène (ex-aequo) à Cannes 2026, ce mélodrame poignant est sublimé par Penélope Cruz et Glenn Close.

  • Samedi 29 août, 21h

En pratique

  • Toutes les séances ont lieu au Cineplanet – Place des Martyrs de la Résistance, Alès
  • Tarif : 7 € – Moins de 14 ans : 6 €
  • Programme complet : https://itinerances.org

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