Que ce soit une famille unie dans la perte de ses terres ou un jeune homme attristé par sa maladie ou encore une fillette devenue orpheline, chacune de ses histoires est touchante.
La réalisatrice Carla Simón crée un lien de proximité avec ses personnages atteints de problèmes du quotidien. Dans Nos Soleils, les spectateurs ont l’impression de devenir un membre de cette famille traditionnelle de l’Espagne, bouleversée par la menace d’installation d’un champ de panneaux solaire à la place de leur exploitation familiale. Perdre ces cultures, c’est perdre un héritage. Les plans intimistes viennent renforcer ce lien entre le public et les personnages.
Ce que l’on retrouve dans Été 93, l’émouvante histoire de la petite Frida qui doit apprendre à vivre avec de “nouveaux parents” à la suite d’un accident tragique. L’empathie envers une fillette de 6 ans est plus forte.
La tristesse est également contagieuse dans Después También. L’amour et ses tourments, Edu en fait les frais. Ce jeune homme de 19 ans découvre qu’il est atteint du SIDA. L’atmosphère sombre du court métrage accentue ce sentiment d’impuissance face à cette affligeante nouvelle.
Ces trois films sont l’œuvre de la réalisatrice catalane Carla Simón, à l’honneur à Itinérances aujourd’hui. Elle présentera également son tout dernier long métrage : Romería. A travers ces films, elle aborde des sujets qui font réfléchir, enjolivés par la poésie et les paysages. Des montagnes ensoleillées, des vergers de pêches, des soirées de fête constituent le cœur de ses films.
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